Ah les massages, qu'ils soient thailandais, californiens; ils sont une source de bien être. Et les japonnais en sont convaincus. Pour assouvir leur soif de palpations, les ingénieurs japonais ont conçus le fauteuil de massage.
Un concentré de technologie au service du bien être. Entièrement automatisé et pilotable avec une télécommande, le fauteuil de massage est censé vous procurer détentes et plaisirs...
On peut en général trouver cette merveille dans les hotels, les auberges de jeunnesse et les aéroports.
Pour 100 yens, cette machine vous propose 10 minutes d'extases.
Je me suis laisser tenté par cette expérience peu commune. Assoyez vous, insérez la pièce et laisser la machine faire le travail. J'entends la mécannique s'activer, deux mâchoires serrent à fond mes tibias, des pistons me malaxent le dos, des petits marteaux me massent les épaules...
J'hésite entre une impression de réel bien être et de terreur! Car les mâchoires du fauteuil me broyent les molets et les roulés palpés du dos me déplacent les vertébres.
En revanche le massage des épaules est un vrai délice.
Pour conclure, je vous invite vivement à découvrir cette curiosité du Japon. A la fois fauteuil de détente et de torture, cette formidable machine ne vous laissera pas indiférente. Une expérience à vivre.
Messieurs et mesdames le match du jour oppose deux poids lourds des transports ferroviaires.
A ma droite: profilé comme une balle de fusil et blanc comme une geisha, je vous présente Shinkansen le samouraï du chemin de fer. Cette merveille est entrainée par la compagnie nationale JR Japan Railways.
A ma gauche: Un vétéran du rail qui vient de fêter ses 25 ans, c'est l'idole des vaches et des moutons, il est gris ou orange selon les destinations, je vous présente TGV le fleuron de la SNCF.
Ces deux titans vont se liver à un match sans merci en 3 rounds.
1er round: La vitesse
Le TGV a atteint les vitesses suivantes: 260-270-300-320 km/h
Il réalisa un ultime record du monde de vitesse, toujours imbattu, à 515,3 km/h le 18 mai 1990 sur la LGV (ligne à grande vitesse) Atlantique, avec une rame d'essai.
Le Shinkansen lui roule à 285 km/h sur la ligne Sanyo. Il est aujourd'hui moins rapide que son homologue français.
Mais les japonais ont prévu de faire circuler de nouvelles rames à 350km/h sur la ligne Sanyo après 2007. Toujours férus de vitesse, les ingénieurs nippons ont un projet de rame à 360 km/h qui est en cours d'élaboration sur la ligne Tōhoku Shinkansen.
Notre TGV remporte avec brio ce premier round.
2éme round: Le service
A bord du Shinkansen, une armée de contrôleurs et hôtesses sont à votre service.
Habillés d'une casquette et d'un uniforme gris pour les hommes, et d'un uniforme d'hôtesse de l'air low cost pour les dames, le personnel de la JR est très serviable et poli.
Ainsi, à chaque fois que le contrôleur ou l'hotesse quittent la voiture, ils s'inclinent respecteusement face aux voyageurs. Même s'il y a très peu de personnes dans la rame.
Ainsi sur les longs voyages, il n'est pas rare de voir 6 fois le même contrôleur qui fera devant vous un total de 6 prosternations.
Les hôtesses ambulantes passent et repassent plusieurs fois pour vous proposer des rafraichissements et de la nourriture à des prix relativement acceptables et toujours avec le sourire.
Pour le TGV, le service est réduit au minimum: pas de service ambulant en seconde classe, un contrôleur blasé, une voiture restaurant vendant des sandwichs à des prix prohibitifs.
Bilan: le service du TGV est vraiment sont point faible. La JR prend vraiment soin de ses voyageurs. Le Shinkansen remporte haut la main ce round. La SNCF a encore beaucoup de progrès à faire.
3ème round: La vie à bord
Vous êtes chargés comme des mulets et avez de très gros bagages, en plus vous vous êtes levés super tôt.
Comment va donc se passer votre voyage?
Sur le Shinkansen, les rangements pour les bagages sont trop petits. Vous pouvez seulement ranger au dessus de votre tête des petits porte-documents de salary men. Pour les gros bagages, il est interdit de les stocker près de l'espace des portes d'entrée et de sortie.
Bref c'est vite l'enfer pour les routards super chargés.
Mais il existe une astuce de sioux: placez vos bagages derrière le dernier siège de la voiture. Il y a assez de place pour une grosse valise ou une poussette. En revanche, le voyageur ne sera pas content car il ne pourra pas incliner son siège à cause de votre bazar.
Une fois que vous avez "rangé" vos bagages, vous aurez à votre disposition un siège inclinable comme dans un avion.
La cabine et les nombreuses salle d'eau sont très propres.
En ce qui concerne le TGV, les cabines sont très bien conçues: une déco correcte et des rangements à profusion.
Bref un train facile à vivre pour les touristes comme pour les habitués.
Le TGV remporte donc cette manche, mais cela ne veut pas dire que la vie à bord d'un Shinkansen est invivable.
La JR peut faire mieux à l'instar de son train le Narita express. Un vrai chef d'oeuvre.
Bilan:
En terme de technique et de conception, le TGV s'avère meilleur que son rival Nippon.
En revanche, sur le plan du service, le Shinkansen est très loin devant "le fleuron de la SNCF.
Le Shinkansen c'est en quelque sorte la vitesse du TGV avec les fréquences d'un RER. Et le service à bord est digne d'une compagnie aérienne.
La France n'a pas rougir face aux japonais en terme de technologie. Mais comme toujours, le problème n'est pas technique, il est humain.
Il est vrai qu'à Paris, la cuisine japonaise est souvent synonyme de menus soupe miso / Maki Sushi / Yakitori.
La plupart de ces restaurants ne sont pas tenus par des japonais mais par des chinois.
Ce qui ne veut pas dire que ces établissements sont de qualité médiocre. On peut comparer ces restaurateurs chinois au "club dorothée".
Notre regrettée Dorothée n'avait pas une bonne réputation auprès de nos parents et du CSA.
Mais grâce à elle, beaucoup d'entre nous ont découvert les mangas (Ken le survivant, Dragon ball Z, Niki Larson...), bioman et le Japon...
Les restaurateurs chinois ont permis de faire connaître la cuisine japonais aux plus grand nombre et à des prix très raisonnables.
Comme pour les dessins animés du "Club Dorothée", la qualité technique/culinaire n'est pas toujours très bien maitrisée. Mais bon, pour moins de 10 euros, on a le plaisir d'avoir 6 makis + une soupe miso...
Généralement, dès qu'on a goûté à la cuisine japonaise, on en veut plus.
Alors que faire? Prendre un vol Paris-Tokyo pour le week end? Kidnapper un étudiant japonais pour le forcer à cuisiner des yaki soba?
Avant d'arriver à ces solutions extrêmes, je vous recommande une superbe adresse: "Hokkaido".
Ce petit restaurant se trouve dans le fameux quartier japonais de l'Opéra.
Cet établissement très fréquenté par les japonais travaillant à Paris est régulièrement plein à craquer.
Hokkaido propose une cuisine japonaise populaire. Vous n'y trouvrez donc pas de yakitori ou de sushi.
A la place, vous découvrirez le chahan (riz cantonais), les lamens (soupe de nouilles), les yakisoba (nouilles sautées), le katsudon (riz + escalope panée + omelette).
Pour 10.60 euros vous aurez un menu très copieux composé de 5 plats au choix (dont des lamens et des yakisoba) et des Gyoza.
Un remarquable qualité prix.
Les responsables du restaurant ne sont pas japonais mais comme l'auteur de ce blog franco-vietnamien.
Ils comprennent tout de même le japonais.
Pour la petite anecdote, une serveuse japonaise d'un restaurant concurrent m'avait recommandé cette adresse.
Hokkaido
14 rue Chabanais 75002 Paris
01-42-60-50-95
Pour les vendredi et samedi soirs, il vaut mieux réserver car le resto est vraiment plein.
Saviez vous que les Japonais adorent la France? Oui, un peu me diriez vous. On voit tellement de groupes de japonais en bob blanc au Louvre, sur les Champs élysées, à Versailles.
On n'imagine pas que ces touristes effectuent dans notre pays un véritable pèlerinage.Faire un voyage en France est pour beaucoup de Japonais la concrétisation d'un rêve.
On prend conscience de cette passion pour la France, lorsqu'on voyage à Tokyo. Les grandes marques françaises du luxe y sont omniprésentes. Des instituts de langue française font de la publicité dans le métro. Les boutiques japonaises utilisent à tort et à travers des mots français sans se soucier de l'orthographe ou du sens.
On appelle cela le "franponnais".
Les japonais ont une vision très romantique de la France, ils imaginent que toutes les françaises sont des top model s'habillant chez Dior, Chanel, Lanvin... Ils imaginent que tous les parisiens possèdent un porte feuille Louis Vuiton et une villa à Chambord ou Nice. Ils pensent que les grands crus font partie de notre quotidien.
Cette naïveté m'a beaucoup touché car les japonais aiment vraiment notre pays et notre culture.
Ils font preuve d'une grande détermination pour apprendre notre langue si difficile.
Leur curiosité envers les occidentaux est si grande.
Les japonais voient le monde différemment, avec beaucoup de respect et de bienveillance.
Ces courbettes ne sont pas le signe d'une soumission mais plûtot d'une vraie estime de l'autre.
En retour, nous les parisiens, nous leur offront que du mépris:
Les médias les présentent comme un peuple de fourmis idiotes sans sentiments humains.
Les garçons de café profitent de leur naïveté pour leur facturer des cafés à 15 euros...
"Ces hordes de bridés fortunés" sont en réalité pour la plupart des gens ordinaires qui veulent juste vivre leur rêve.
Accueillons sincèrement ces braves japonais pour leur montrer que Paris est réellement la plus belle ville du monde...
Il est impossible de mourir de faim au Japon. On trouve partout des restaurants qui proposent à toute heures des plats typiques. Mais comment peut on commander lorsqu'on ne parle pas le japonais?
Vous pouvez faire une première tentative en anglais et demander une carte écrite dans la langue de Shakespeare.
Mais en général les japonais n'osent pas parler l'anglais.
Les situations désespérées au Japon n'existent pas! Il existe un plan B, ce sont les vitrines de restaurant.
La plupart des restaurants populaires exposent leurs plats en vitrine. Les plats présentés sont des maquettes en plastique. Ces représentations sont très réalistes; tous les principaux ingrédients y figurent.
Il suffit donc avant d'entrer dans le restaurant de choisir votre plat et ensuite, une fois dans le restaurant, une serveuse vous placera à une table. Au moment où elle viendra prendre la commande, invitez la à vous accompagner devant la vitrine. Si elle n'a pas l'habitude de servir des étrangers, elle sera un peu surprise. Ne vous découragez pas, poussez là vers la sortie du restaurant. Puis lorsque vous êtes devant la vitrine, laissez agir la magie du langage non parlé...
Vous pointerez du doigt votre plat. Elle notera votre choix.
C'est tout simple! Et précis!
Trouvez son hotel, chercher l'office du tourisme, retrouvez la station de bus la plus proche...
Choses simples à faire en Occident, mais au Japon, c'est une autre histoire.
Pourquoi? Tout simplement parce toutes les rues n'ont pas systématiquement de nom. Et pour ajouter plus de difficulté, les numéros de bâtiments ne se suivent pas.
Voici comment se présente une adresse à Tokyo:
"1-11-2 Ginza Chuo-ku" : numéro du secteur, numéro du pâté de maisons, numéro de l'immeuble puis secteur et quartier.
En général, les adresses des commerces ou des hotels sont accompagnés d'un mini-plan. Je vous recommande de garder sur vous l'adresse écrite sur un papier. C'est bien plus simple pour vous faire comprendre des japonais.
Voici un truc pour suciter la compassion des japonais lorsque vous êtes perdus.
Placez vous dans un endroit passant, sortez un grand plan, votre guide de voyage et paraissez agité, bougez les bras et la tête, chuchotez votre adresse...
Généralement, touché par votre détresse, un petit vieux viendra vers vous pour vous aider.
C'est ça aussi les merveilles du Japon.
Note
Sur la photo, il s'agit d'un mini plan inscruté dans le macadam. Les trottoirs sont toujours propres, sans détritus et contrairement à Paris, il n'y a pas de crottes de chien ni de flaque d'urine.
Lorsqu'on pense au Japon, des clichés nourrissent notre imaginaire: le mont Fuji, les geishas, les sushis, les jardins zen et le thé japonais.
Concernant ce dernier, lors d'une visite dans un temple de Kyoto, une charmante vieille dame nous propose de participer à une cérémonie du thé. Et pour pas cher: environ 3 euros!
En deux temps trois mouvements, nous voici pieds nus et à genoux dans une salle vide, séparé du brouhaha de la rue. Une jeune hotesse nous prend nos tickets et le show peut commencer.Nous allons enfin découvrir cette cérémonie qui nourrit tant de fantasmes chez les occidentaux.
La jeune hotesse, nous sert une petite assiette avec une petite patisserie.
Puis elle fait quelques courbettes devant chacun de nous avant de nous servir le thé.
Puis elle nous laisse déguster.
En ce qui concerne le cérémonial, il a été respectueux mais minimal. La charmante jeune fille a juste frotté nos tasses avant de nous saluer. Bref rien de bien extraordinaire, pas de chants, ni de démonstration de karaté pas de tour de magie ni spectacle un peu obs...
On prend alors son temps pour goûter à cette fameuse boisson. Et là chez le choc!
INFECT! C'est vert (normal pour du thé vert), c'est chaud (toujours normal pour du thé), ça a le goût d'une soupe d'algue rôtie, un peu amer, gras avec la forte odeur de poisson...
Horrible, seul la petite pâtisserie fournie avec le thé nous permet d'enlever ce goût infect.
Voilà une illusion, un fantasme qui s'effrondre! Le thé vert est à éviter.
Mais nous ne regrettons pas cette expérience. Comme toujours au Japon, le service est respectueux et bienveillant.
Une petite aventure à faire pour les curieux. Mais ne dites pas qu'on vous aura pas prévenu.
URL de la vidéo: Cérémonie du thé
Connaissez vous les yaki soba? Ce plat est une merveille, un monument de la gastronomie japonaise.
Il s'agit de nouilles sautées accompagnées de légumes (choux, carotte, pak choi) et de boeuf (ou porc, calamar...), le tout arrosé d'une sauce soja.
Comment ce plat est il servi?
Au Japon, il y a deux façons de le présenter au client:
Vous devez alors vous même huiler la plaque chauffante, puis faire sauter à part les nouilles et les légumes puis la viande. N'hésitez surtout pas à interpeller les serveurs pour qu'ils puissent régler pour vous la puissance du feu. ça crame vite!soit le yakisoba est préparé en cuisine, puis il est servi devant le client sur une grosse plaque chauffante.
soit le client se débrouille tout seul. On lui apporte les nouilles, les légumes et la viande.
Sur la photo, nous étions dans un petit restaurant traditionnel à Kyoto. Nous avons opté pour l'option "paresse".
Le plat était préparé en cuisine puis servi sur cette plaque chauffée au gaz.
Ce fut un vrai délice, un plat ne manquait ni de fraicheur ni de fumet.
En un mot ROYAL!
Au Japon, il fait très très chaud l'été! Au mois d'Août pendant mon voyage, dans le Kansai la température moyenne était de 35°. Le soleil tape vraiment très fort. Mais, rassurez vous, il est impossible de mourir de soif au Japon.
La raison, c'est qu'il y a des distributeurs de boissons automatiques partout! Vraiment partout, on peut en trouver pratiquement tous les 100 mètres quelques soit l'endroit.
A titre d'information, une bouteille d'eau de 500 ml coûte entre 100 à 150 YENS. C'est à dire 75 centimes d'euros.
Lorsqu'on parcourt le Japon l'été en touriste, on peut prendre jusqu'à 5 bouteilles par jour et ce n'est pas du luxe!
Tenez compte de ce pôle de dépense lors de votre voyage.

Annecdote intéressante ^^ Je n'hésiterai pas à bénéficier de cette expérience :) read more
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